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Pétition visant à réduire le nombre de sacs de plastique
Présentée à Mme Line Beauchamp, ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec.

 

La pétition, qui s'avère aussi être un bon outil d'information, reste ouverte jusqu'à ce que la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec agisse sur la question des sacs de plastique.

Depuis le début de cette campagne d'information, en juin 2005, les sacs réutilisables ont fait leur apparition partout au Québec et sont ici pour de bon. Les Québécois(es) sont de plus en plus nombreux à les utiliser.

Environ 115 000 signatures ont déjà été remises par EcoContribution au gouvernement du Québec. Pour connaître la chronologie de cette campagne de juin 2005 à mai 2007, cliquer ici.

Chronologie depuis mai 2007

  • Depuis le mois de mai 2007, Jacques Lalonde, fondateur d'EcoContribution, a rencontré une attachée politique de Mme Line Beauchamp à trois reprises afin de présenter des solutions viables et efficaces visant à réduire le nombre de sacs de plastique au Québec.
  • Le 10 août 2007, La Presse publie un article en première page annonçant que Mme Beauchamp étudie la possibilité d'une taxe sur les sacs d'épicerie. Le Québec réagit vivement à cette annonce et en fin de journée Mme Beauchamp promet d'agir sur la question dès la session d'automne 2007 (Le Devoir, Cyberpresse).

Mythe et réalité sur la recyclabilité des sacs de plastique

  • Mythe - Les opposants à la réduction, l'interdiction ou la taxation des sacs des plastique avancent que les sacs de plastique posent peu de problèmes puisqu'ils sont soi-disant « 100 % recyclables ». Les opposants comprennent notamment; les associations de producteurs de plastique, les associations de commerçants et certaines grandes chaînes d'alimentation.
  • Réalité- Bien que recyclables en théorie, très peu de sacs sont recyclés dans les faits. Très souvent réutilisés pour les ordures ménagères, ces sacs deviennent souillés et ne sont plus recyclables. De plus, il faut 150 000 sacs 'propres' pour faire une tonne, laquelle trouve difficilement preneur, car le matériau est de mauvaise qualité. EcoContribution a appris en novembre 2007 d'un représentant des industries Cascades qu'il en coûtait 85 $ en frais pour préparer une tonne de sacs de plastique pour le recyclage, laquelle était ensuite revendue 10 $. Même son de cloche du côté de la Ville de Sherbrooke; « Les sacs de plastique sont un casse-tête dans les usines de recyclage ». Pour la Ville de Laval, le recyclage des sacs de plastique n'est tout simplement pas pratiqué, car trop problématique et coûteux. Pour EcoContribution, la notion de recyclabilité est illusoire, trompeuse, car elle laisse croire aux citoyens que le simple fait de remettre les sacs à la collecte des ordures règle tous les problèmes environnementaux. En fait, cela ne fait qu'accroître la consommation de sacs. Il faut réduire à la source. Certains citoyens s'y engagent volontairement (entre 10 et 20 %) en adoptant les sacs réutilisables (merci!) mais pour arriver à un résultat efficace, il faut passer par le bannissement ou la taxation.

Au Québec et au Canada

  • 22 mars 2007- Leaf Rapids (Manitoba) a été la première municipalité canadienne à bannir les sacs de plastique de son territoire (Cyberpresse).
  • 1er janvier 2008- La municipalité de Huntingdon (Québec) à banni les sacs de plastique (Cyberpresse).
  • 5 février 2008 - La SAQ annonce qu'elle n'offrira que des sacs réutilisables après le 31 décembre 2008. La SAQ estime que depuis juin 2005 (date de mise en ligne de la pétition d'EcoContribution) la distribution de sacs de plastique à usage unique a diminué de 15 % à la SAQ (communiqué de presse).
  • 11 février 2008 - Le magasin Maxi et Cie de la Ville de Sherbrooke bannit les sacs (Cyberpresse).
  • Autres municipalités qui songent à légiférer sur les sacs de plastique; Îles-de-la-Madeleine, Amqui, Sept-Îles.

Ailleurs dans le monde

  • La quantité de sacs utilisés en Irlande a été réduite de 90  % après qu'une écotaxe à l'utilisation ait été passée en 2002. Un an après l'imposition de la taxe, un sondage révèle que 91 % des répondants se disent satisfaits de la taxe (Ministère de l'Environnement, Irlande).
  • Le 11 octobre 2005, la France a voté l'interdiction des sacs et emballages de plastique non biodégradable à compter de 2010. Pour en savoir plus, cliquer ici.
  • Le 8 janvier 2008, la Chine annonce qu'elle bannit les sacs de plastique minces à compter du 1er juin 2008 (Cyberpresse).

Une autre taxe?

  • L'une des solutions proposées est une taxe de 20 cents par sac. Si l'on se fie aux résultats obtenus en Irlande, cela voudrait dire que la consommation moyenne par habitant passerait de 500 sacs par année à 50 sacs (réduction de 90 %). Donc, le Québécois moyen aurait a débourser environ 10 $ par année, mais les personnes qui adopteraient des sacs réutilisables paieraient beaucoup moins que 10 $.
  • Il s'agirait donc d'une taxe facultative; la taxe ne s'appliquerait pas aux gens qui choisiraient d'aider l'environnement en utilisant des sacs réutilisables. Ce serait d'ailleurs le but de la taxe; inciter la population à adopter les sacs réutilisables. Et, comme en Irlande, ça marcherait!

Les enjeux environnementaux et financiers

  • Au Québec, environ 2 milliards de ces sacs sont remis aux consommateurs par année, environ 17 milliards en France, et 380 milliards aux États-Unis. À l'échelle mondiale, cela représente presque 1 billion (1 000 000 000 000) de sacs.
  • Ils peuvent prendre jusqu'à 400 ans à se biodégrader et représentent jusqu'à 2 % du volume de déchets dans nos sites d'enfouissement.
  • Ceux qui ne se retrouvent pas dans les sites d'enfouissement créent une pollution visuelle, sont emportés par le vent, et plusieurs se retrouvent dans nos fleuves, puis en haute mer où ils flottent pendant des années.
  • Des centaines de milliers de poissons, tortues, oiseaux et mammifères marins les avalent et en meurent chaque année. Une véritable hécatombe!
Une tortue de mer étouffant
Une baleine à l'agonie
Le contenu de son estomac

Merci de signer la pétition ci-dessous.

   
Nombre de signataires depuis le 24 juin 2005 ;
 
  (dont 20 000 signatures papier)

Texte de la pétition

Attendu que les sacs de plastique non biodégradables représentent ;
  • une source de pollution persistante et omniprésente,
  • un danger pour l'environnement en général et la faune marine en particulier,
  • un gaspillage injustifiable de ressources,

C'est pourquoi je, personne soussignée, souhaite demander au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et à l'Assemblée nationale de bien vouloir adopter une loi visant la réduction du nombre de sacs de plastique non biodégradables, et qui prévoit aussi la définition de normes de fabrication et d'utilisation de matériaux d'emballage biodégradables.

Vie privée : Les renseignements personnels suivants seront utilisés pour les fins de la pétition exclusivement. Seules les personnes le souhaitant pourront être contactées par courriel (champ facultatif) par EcoContribution seulement.

   
*Prénom *Nom de famille
   
*Adresse (no. civique, rue, appartement)   *Ville  *Code Postal  
Pour trouver votre code postal au Canada, cliquer ici.
 
*Province (choisir 'Hors Canada' au besoin) *Pays (taper votre pays si autre que 'Canada') 
 
Vous pouvez ajouter un commentaire personnel si vous le souhaitez :  
Si vous désirez recevoir des informations futures à ce sujet (résultat de la pétition, infos pertinentes,
ressources), indiquer votre adresse de courriel ici :

(Vous recevrez un message du serveur quelques secondes après avoir cliqué.)

Que puis-je faire de plus?

  • Envoyer un courriel à vos ami(e)s, leur demandant de signer cette pétition. Cliquez ici pour envoyer un message en français ou en anglais. Si cette fonction n'est pas compatible avec votre logiciel de courriel, vous pouvez copier-coller un texte déjà préparé en français ou en anglais dans un courriel vide. N'hésitez pas à personnaliser le texte du courriel, en ajoutant votre nom au bas du message, par exemple.
  • Faites circuler la pétition papier autour de vous (au travail, à l'école, etc.). Pour télécharger la grille de la pétition, cliquer ici.
  • Lorsque vous arrivez à la caisse avec vos achats, dire tout de suite : « Bonjour ! Je ne prendrai pas de sac de plastique. » Apporter vos propres sacs de toile ou de tissu réutilisables.
  • Prendre garde lorsqu'on vous offre des sacs soi-disant biodégradables; certains sont faits d'amidon et d'autres sont fabriqués du même matériau que les sacs non-biodégradables (le polyéthylène) auquel ont été ajoutés des produits chimiques pour accélérer leur fragmentation. Ces derniers sont tout aussi dangereux pour l'environnement! N'acheter que les sacs faits d'amidon car ceux-ci sont écologiques et biodégradables. Le projet de loi 390 vise à établir des normes à ce sujet.
  • À défaut de sacs réutilisables ou réellement biodégradables (amidon), réutiliser les sacs de plastique plusieurs fois ; emportez-en toujours avec vous et quand vous allez faire vos courses.
  • Faire plusieurs noeuds dans les sacs de plastique avant de les jeter. Ainsi, ils ne seront pas emportés vers la mer par le vent.
  • Éviter les sacs de papier. Même s'ils sont faits de matériaux recyclés et biodégradables, un certain pourcentage de sacs de papier sont perdus avec chaque utilisation. Malgré toutes nos meilleures intentions, certains ne sont pas recyclés parce que souillés, fragmentés ou autre. Indirectement, nous encouragerions la coupe des arbres pour remplacer les sacs perdus. Aussi, il faut penser que le recyclage des sacs de papier implique une certaine dépense énergétique et des frais sociaux.

Questions qui nous parviennent fréquemment et réponses :

Q :
Quelle est la différence entre dégradable, oxo-dégradable, biodégradable, compostable?
R :
Consultez la norme recommandée par Recyc-Québec en cliquant ici.
   
Q :
Quelle est la meilleure solution aux sacs de plastique non-biodégradables?
R :
Le premier principe en matière de recyclage et de récupération est la Réduction à la source. Cela veut dire éviter de consommer un bien (un sac neuf dans ce cas-ci), avant qu'il ne devienne un déchet. Le deuxième principe, la Réutilisation, nous amène à utiliser un bien réutilisable plutôt qu'un bien jetable. Donc, il est conseillé d'utiliser d'abord un sac réutilisable pour faire toutes ses courses, et un sac jetable en amidon (compostable) pour les déchets de cuisine.

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